Ce matin, j’ai discuté avec mon frère sur le besoin de se comparer et des pensées négatives qui en découlent. Lorsqu’on se compare, il y a beaucoup de négativité qui en ressort car souvent nous sommes jaloux de certaines personnes, qui “arrivent” mieux à certaines choses que nous. Nous nous sentons alors déprimés, inférieurs et nous avons le sentiment de passer à côté de choses..

Pourquoi nous comparons nous ?

Tout commence déjà pendant l’enfance. Si vous avez des frères ou des soeurs, nos parents peuvent parfois avoir des mots difficiles autour de la comparaison. “Regarde ton frère, il est calme, il réussit, il est gentil…Prend exemple sur ta soeur..” Et si ce n’est pas avec son frère ou sa soeur, ils vont parfois prendre l’exemple sur les copains et les copines..

Vient ensuite l’école, où commence le regard des autres, les notes, la compétition. Notre système éducatif utilise les notes pour jauger notre niveau de connaissance mais ils ne se rendent pas compte que l’on créé une comparaison avec les autres élèves, on devient envieux, jaloux.. Parce qu’on n’a pas la même note, parce qu’on est donc moins bons que nos camarades et nous nous dévalorisons. Je me rappelle que j’avais des difficultés en langue et que je me comparais toujours à mes camarades. J’ai mis énormément de temps à apprendre l’anglais, à défaire ce blocage car je pensais que j’étais juste pas fait pour les langues et que je n’avais pas ce quelque chose que les autres avaient.
On ne prend pas en compte la singularité de chacun, le processus d’apprentissage et les envies qui peuvent être différents.

Puis cela continue au fil des années, entre les médias qui nous montre que des succès-stories ainsi que les réseaux sociaux où les gens ne montrent que les bons côté de leur vie, nous passons beaucoup de temps à comparer ce que l’on voit et à se dire “pourquoi je n’ai pas ça, je ne suis pas comme ça…”

Se comparer et montrer ses meilleurs moments sur instagram...
Photo by Callie Morgan on Unsplash

Se comparer reste normal pour l’être humain

Nous avons quand même besoin de nous comparer car nous sommes des animaux sociaux qui ont besoin d’avoir un sentiment d’appartenance à une communauté. C’est notre façon de comprendre et d’appréhender le monde. Par l’observation des autres vis à vis de nous mêmes, on peut créer un référentiel et des repères sur ce qu’on peut considérer de bien ou de mal. Quelles seraient nos valeurs dont on n’a pas connaissance et que les autres ont qui pourraient nous faire écho.

Le problème de la comparaison

Mais se comparer aux autres de façon obsessionnelle  finit bien souvent par avoir un effet négatif car nous nous comparons toujours avec des personnes meilleures que nous sur un plan particulier, une expertise ou un comportement et généralement là où nous nous considérons le plus mauvais. Nous nous renvoyons alors une mauvaise image de nous, nous sommes jaloux, envieux et nous nous sentons déprimés, l’impression que l’on en fait jamais assez. Même si nous le savons, que cette comparaison est fortuite, nous ne pouvons nous empêcher de la faire.

Cette comparaison est directement liée au regard des autres. On essaie de se rassurer sur nos qualités, nos compétences, notre estime de nous et nos réussites. Tout ça pour se sentir appartenir à un groupe, que l’on dispose d’un statut social correct ou supérieur parmi les autres de la communauté. Mais en se comparant, on va être dans le jugement des autres et de soi, nous qualifions de bien ou de mal certaines choses que l’on fait ou que les autres font suivant des références de société qui sont fausses car non commune à chacun. Tout devient blanc ou noir, je suis nul ou je suis génial, tout devient extrême.

Le problème est que nous comparons notre intérieur, nos doutes, nos ressentis et nos peurs avec ce que l’on voit de l’extérieur de l’autre personne, ce qu’il nous montre ou veut seulement nous montrer.  Et le référentiel n’est alors pas bon. On ne sait pas ce qui se passe au fond de lui, ses propres doutes, le cheminement qu’il a fait pour en arriver là où il en est. Peut être qu’il n’est pas aussi “bien” qu’il y paraitrait.

Mon expérience de la comparaison

Par exemple, je me suis beaucoup comparé à mon frère, sur son lâcher prise, sa légèreté et sa facilité à discuter avec les autres et faire des blagues.
Je me disais que je n’étais pas comme ça, que je n’y arrivais pas, qu’il réussissait et je me dévalorisais. Mais en discutant avec lui, je me suis rendu compte qu’il avait beaucoup travaillé sur lui même pour en arriver à cette légèreté, que celui avait pris beaucoup de temps et que c’était aussi un combat de tous les jours. Finalement ma perception était biaisée et cela m’a redonné courage et motivation pour travailler là dessus.

La comparaison peut être une source de motivation si on ressent l’influence positive des autres qui nous entourent. Cela déprendra de la perception que l’on a de nous et des autres. Nous devons laisser notre égo de côté et se rappeler que chacun est unique et avance dans le sens qui lui donne envie, qui lui est propre.
La seule personne avec laquelle vous devez vous comparer est vous même, sur ce que vous étiez hier et ce que vous voudriez être demain.

Comment éviter de se comparer et de ressentir cette négativité ?

  • Reconnaitre lorsqu’on se compare et l’accepter

    La première chose à faire est de reconnaitre et de s’apercevoir des moments où l’on se compare et de l’accepter. L’être humain a cette habitude et nos médias et l’éducation nous a ancré ça profondément. En prenant conscience et en l’acceptant, on apprend à laisser s’échapper ces pensées plus facilement.

  • Se pardonner et être bienveillant avec soi-même.

    Changer ses pensées et cette habitude est un processus long. Pardonnez-vous lorsque cela arrive. Prendre conscience de ces comparaisons que l’on fait est déjà un énorme travail d’amélioration pour vous-même. Ce n’est pas non plus grave lorsque cela vous arrive.

  • Se libérer de l’égocentrisme et se réjouir de la réussite des autres.

    Nous rapportons beaucoup les choses vers nous, nos discussions avec les autres font souvent échos à des choses que nous avons ou n’avons pas. Une bonne pratique est de se tourner sincèrement vers les autres en oubliant nos propres doutes et de se réjouir de leurs réussites et avancer. C’est un bon pas pour se libérer de notre égocentrisme. Sinon nous allons les juger et nous juger. Nous en devenons jaloux et nous les attaquons et nous attaquons aussi nous-même.

  • Regarder qui on est plutôt que ce qui nous manque.

    Nous sommes tous uniques et incroyables à notre façon. En ayant recours à des exercices de gratitude chaque jour, en se forçant à regarder nos réussites et nous-même, notre évolution et les choses qui nous plaisent dans notre quotidien, nous percevrons le monde différemment et nous habituons notre cerveau à voir les belles choses que nous avons.
    Chacun a son propre chemin et ses propres cadeaux à partager aux autres. Ils sont simplement différents et si nous passons notre temps à nous comparer, nous passons à côté de notre vie et de ce qu’elle peut nous apporter.
    Ces exercices de gratitudes peuvent commencer par vous réjouir des rencontres que vous faites, de votre bonne santé et du temps que vous prenez pour vous, des gens qui vous aiment et vous entourent.

  • Se détacher des médias et des réseaux sociaux.

    Nos médias nous montrent que des réussites de personnes, du soi-disons extraordinaires qui devrait être la norme. Mais ces histoires sont toujours embellie pour plaire,. C’est comme les réseaux sociaux où les gens ne montrent que les bons côtés de leur vie pour faire croire qu’elle est merveilleuse.
    Ce que l’on nous montre n’est pas la réalité du quotidien, chacun à ses propres doutes et frustrations et personne n’est parfait. Essayer de prendre conscience de cette mise en scène lorsque vous naviguez sur les réseaux et que vous regarder les médias ne pourra vous être que bénéfique.

Se détacher de la comparaison est un processus long mais qui mérite d’être fait. Vous vous sentirez plus léger lorsque vous arriverez à vous détacher de ces pensées négatives qui n’ont pas de sens à part vous faire souffrir. Pensez à vous, ce que vous voulez être et comment avancer chaque jour vers votre objectif à vous..  

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