Comment j’ai appris à manger sain

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Dans la plupart des soirées que je fais tout le monde amène des pizzas, des chips ou des gâteaux apéros. Moi, je viens avec mes petites tomates, mes carottes, mes champignons… Et lorsque la soirée se passe chez moi, je prépare carrément des plats entiers de légumes. Et souvent, j’ai le droit à un paquet de questions….

“C’est quoi que tu nous fais là ? Encore l’histoire du healthy food ?”, Tu es au régime ?”, “Pourquoi tu t’infliges tant de mal?”..

J’ai beau leur dire que j’apprécie cette nourriture, que je préfère ça à autre chose mais ceux qui ne me connaissent pas, ne me croit pas.

En fait, la société nous a “éduqués”  depuis l’enfance à préférer les burgers, frites, sirops, sauces grâce à l’ajout d’exhausteurs de goûts, de sels, de sucres et de tout genre d’additifs. Nous avons donc créé des croyances sur le fait que les légumes sont moins bons que ces produits industriels. On allie plaisir aux repas type fast-food, à la pizza surgelé ou aux pâtes carbo avec une tonne de fromage et « douleur” aux repas avec des légumes, soi-disant sans saveur. Ces croyances sont ancrées profondément dans nos habitudes et il est difficile d’en changer.

Le conditionnement de notre cerveau sur la nourriture

Vous savez probablement déjà qu’une alimentation saine apporte des avantages pour votre santé et votre quotidien. Mais il est difficile de passer à l’action et de se priver de cette habitude de repas industriel déjà préparé que l’on a depuis des années.  C’est justement parce que, dans nos croyances, l’alimentation saine est associée à des contraintes et à un manque de plaisir. 

Alors que la junk food est associée au bon goût, à une préparation simple, sans prise de tête et qui permet de se faire plaisir. Si on reste sur ces croyances, lorsque vous entamez un régime strict qui supprime l’intégralité de ces moments appréciés (goût, simplicité…) , vous pouvez être sûr que vous n’allez pas tenir le régime plus de quelques jours.. C’est ce qui m’est arrivé il y a quelques années. Mon corps jouait au yo-yo, car je ne mangeais que des aliments que je ne considérais pas bons ou trop fades et parfois je craquais en mode boulimique sur de la junk food pour retrouver me faire plaisir.

Finalement, aujourd’hui j’ai changé ma façon de m’alimenter et je me régale chaque jour avec ces plats sains en reconditionnant mon cerveau… J’ai changé mes croyances pour associer les produits sains au plaisir et la junk food à la douleur. Je vous explique comment j’ai fait.

Changer l’association sensorielle des aliments

Pour commencer, j’ai arrêté d’associer la junk food avec le plaisir sensoriel que je pensais avoir. J’ai appris à manger en pleine conscience, prendre le temps de ressentir les saveurs. 

En faisant ça, je me suis rendu compte que tous les produits industriels n’avaient pas bon goût, soit ils étaient trop salés, soit trop gras, mais surtout une mauvaise qualité des produits. Mon macdo n’avait aucune saveur, un steak sans aucun goût…

Cette sensation s’est petit à petit immiscée dans mon esprit. Je ne prenais plus du tout plaisir à manger ce genre d’aliments. 

En parallèle, j’ai appris à cuisiner, à (re)découvrir chaque épice, leurs saveurs, leur texture et le mariage que l’on pouvait faire entre elles. C’est devenu pour moi un champ immense de perceptions gustatives différentes. 

Ainsi lorsque je cuisine des légumes verts, je peux découvrir de nouvelles saveurs à chaque fois et je n’ai pas l’impression de manger la même chose tous les jours. Un blanc de poulet mariné avec du lait de coco, du gingembre  et du curry, c’est un régal ! 🙂

Junk food

La vision à moyen terme

Après m’être penché sur les sensations ressenties sur ce que je mangeais, j’ai réfléchi aux bénéfices à moyen terme de changer d’alimentation. Lorsqu’on pense sur le court terme, ça représente quoi ?  Oui, c’est plus contraignant de se faire à manger, de prendre le temps d’aller au marché, d’imaginer les repas que l’on va se faire.
Mais si on imagine un peu plus loin.. Qu’est-ce que ça nous apporte ? Manger sainement amène

  • Une réduction de poids, des repas moins caloriques ça se voit directement sur la balance et la composition corporelle.
  • Une meilleure santé (grâce aux vitamines et antioxydants plus présents)
  • De l’énergie en plus (idem des vitamines)
  • Un budget économisé (c’est quand même moins cher de se faire à manger qu’acheter des produits déjà tout préparés. Et je ne parle pas des menus sandwich à 15e acheté sur le pouce le midi.
  • Une même une aide à faire fonctionner l’économie locale (contrairement aux grosses entreprises agroalimentaires). Le jeu n’en vaut-il pas la chandelle ? Pour moi, la réponse est oui. 

Sortir de la manipulation des géants

Nouveaux produits sans gluten, jambon avec -25% de sel en moins, garantie sans OGM.. On nous bombarde chaque jour de ces messages publicitaires pour nous faire acheter plus. Les industriels suivent les tendances et crééent des nouveaux produits en vous vantant les mérites à grand coup de marketing. 

Mais cela reste des produits fabriqués, avec additifs ou ajouts d’ingrédients un peu louches.. (Le pain sans gluten à base de farine de maïs aura toujours un indice glycémique très élevé.

Les sociétés veulent vous faire aimer les produits et dépenser une fortune qu’ils soient bons ou pas pour  votre santé. Évitez la manipulation, gardez vos sous et achetez des produits naturels.

Manger sain est un entrainement du quotidien

Ces 3 aspects m’ont permis d’associer la junk food à une sorte de douleur (santé, goût, financier) et les produits healthy au plaisir. À force de réflexions, d’entraînement, de prise de conscience, j’ai reprogrammé mon cerveau de telle façon que je ne prends vraiment plus aucun plaisir à manger un macdo, un kebab, ou une pizza achetée sous cellophane. 

Je préfère toujours prendre 10min à me préparer quelque chose plutôt qu’acheter sur le pouce, et si j’ai envie de me lâcher, je vais moi-même préparer mon burger, avec de vrais produits choisis pour en profiter à 100%. 

C’est une discipline à avoir, comme si on entraînait un muscle. Mais le fait de réfléchir à long terme, de peser le pour et le contre, de se forcer à changer sa perception en reconditionnant son cerveau permet que ce changement se passe sans contraintes. 

C’est devenu simple et normal pour moi. Je n’ai aucune difficulté à vivre comme ça, croyez-moi. Et mon corps et mon esprit me remercient chaque jour.

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